FFMC : Le mot du Bureau national

Noir ou blanc… ou gris ? De l’intérêt des nuances…

FFMC : Toute notre économie est basée sur l’obsolescence programmée. (Brooks Stevens)

« Nous fabriquons de bons produits, nous poussons les gens à les acheter, et puis l’année suivante nous introduisons délibérément quelque chose qui va rendre ces produits démodés, dépassés, obsolètes. Nous faisons cela pour une raison évidente : pour gagner de l’argent. »

Telle est la logique de notre société de consommation. En matière de motos et autres scooters, cette loi de marché est accompagnée depuis quelque temps d’une nécessité : polluer moins !

D’où la stratégie, soutenue par des décisions politiques, de remplacement des « vieilleries » qui polluent par des nouveautés de plus en plus propres.

Une stratégie qui ignore délibérément l’injustice sociale qu’elle implique : les plus défavorisés, ceux qui n’ont pas les moyens d’habiter les hypercentres, à qui les transports en commun ne permettent pas de rejoindre leurs lieux d’activités, et bien entendu n’ont pas les moyens de renouveler leur indispensable moyen de transport !

Ceux-là sont bien obligés de faire « durer » leurs vieux véhicules : du développement durable en quelque sorte…

Cet aspect pourtant fondamental est porteur de moins de productivisme forcené, d’épuisement des ressources finies, et de moins de déchets de plus en plus difficiles à recycler !Interdire aux plus défavorisés de circuler dans les zones de faibles émission (ZFE), et ce sans avoir mis en place d’alternatives crédibles, c’est tout simplement les assigner à résidence en les interdisant de déplacement !

Pour nous usagers de 2RM, le tableau est encore plus porteur d’injustice : la part que nous représentons dans le trafic est faible, donc la part de pollution dont nous sommes responsables.

Une part de pollution que l’industrie moto participe à réduire par une amélioration constante des technologies, et que les usagers contribuent à réduire par leurs choix de motos plus raisonnables.

Surtout, un choix qui permet de réduire la congestion des villes, et par là-même leur niveau de pollution.

Pas de façon parfaite, certes, mais entre deux maux, il faut choisir le moindre !

Notre pays a fait le choix délibéré d’ignorer l’apport positif du 2RM dans la nécessaire transition vers un monde moins pollué.

Ce choix d’une politique injuste est également un choix risqué, car à trop contraindre sans rien apporter en retour, l’usager de 2RM pourrait bien prendre le chemin déjà pris par d’autres de la contestation d’une politique décidément trop ignorante des réalités du quotidien.

A bons entendeurs… Le Bureau national FFMC

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