Yamaha 1000 FZ1           Princess Bride

Yamaha 1000 FZ1 Princess Bride

26 février 2013 3 Par Chris

Yamaha 1000 FZ1

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A la sortie de la FZ1 en 2007, c’est plus qu’une évolution que le premier pourvoyeur de motos neuves en France nous propose.

La Fazer 1000 était la monture polyvalente par excellence, confort, souplesse, puissance disponible toujours largement suffisante, prête à voyager, et dont le look apportait quelque chose de nouveau… en 2001 ! Mais les canons de la mode étant ce qu’ils sont, à présent un gros roadster se doit d’être brutal avant d’être rassurant. Et la FZ1 N n’échappe pas à la règle. Mais y a-t-il une princesse de conte de fées qui se cache sous robe ?

A l’arrêt, ses proportions font ressortir l’agressivité de la ligne : un design ramassé, des épaules larges et un arrière relevé pour dynamiser encore le tout. A noter que chaque coloris accentue un trait particulier de la belle : le jaune sportif, le gris élégant (avec cadre bleuté du plus bel effet), et le noir profond et agressif.
Le tableau de bord en partie digital, très bien fini mais minuscule, surplombe le phare en pointe qui éclaire très bien. Enfin, un mot sur l’échappement au design… original, on aime ou pas, mais il a un mérite : il est mélodieux.

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Contact : le 4 pattes s’ébroue bruyamment, dans un feulement rauque qui en dit long sur ses envies de mordre le bitume. L’inertie est très faible, et au moindre coup de gaz, l’aiguille s’envole très vite dans un miaulement envoûtant, rappelant en cela la Honda Hornet 900 essayée ici.

En selle, la position est plus sportive que sur ses petites camarades : assise (très) ferme, jambes pliées mais surtout exagérément écartées par le large réservoir et buste légèrement penché en avant pour attraper le guidon dragbar (droit comme une barre de traction).
Rien de rédhibitoire, mais tailler la route à son guidon sera plus éprouvant que sur sa devancière.
D’autant que l’absence de protection met encore en avant l’objectif de la machine : les sensations avant tout.

En ville, la machine se fait oublier : rayon de braquage correct, commandes douces, et moto globalement facile, même si décidément trop large entre les genoux. Seules les jambes repliées viennent assombrir le tableau pour les + d’1,80 m. C’est en rejoignant la route que la FZ1 se découvre enfin.

Le châssis d’abord : il réunit presque toutes les qualités.
Mise sur l’angle immédiate (et encore améliorable vus les pneus d’origine Michelin Pilot Road 1, voir notre dossier Pneus), stabilité irréprochable, on sent les suspensions amortir les aspérités de la route en garantissant une trajectoire au cordeau et en même temps un confort de roulage correct. Ajouter à cela un freinage infaillible … et une grosse tare : la garde au sol. Avec des jambes déjà autant pliées, c’est dommage, je n’imagine pas le supplice avec des commandes réhaussées.

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Le moteur ensuite : là c’est comme le Port Salut, c’est écrit dessus que çà va pousser fort. Donc normalement pas de surprise à ce niveau là.
La montée en régime s’effectue en trois temps : gentiment mais sûrement jusqu’à 5000 tr/m, en force de 5 à 8000 tr/m, et là où on sent que tout va péter…. COUPEZ !

Plus rien à voir… le bridage français est ultra frustrant sur cette machine…
Autre regret au niveau de la transmission : la boîte qui tire beaucoup long , et surtout de vilains à-coups à la réaccélération … Agaçant.

Reste un plaisir malin à faire rugir le moteur sur les rapports intermédiaires, mais gaffe, on est vite à des vitesses anti-permis… pour des sensations finalement pas si incroyables que ses concurrentes directes.

Dans les plus anciennes, la Honda 900 Hornet est plus expressive (en 100 ch), et dans les plus récents, c’est la Kawa Z1000 qui n’en fait qu’une bouchée.

En conclusion, avec cette FZ1, Yamaha a pondu une moto à peu près cohérente sur le segment des méchants roadsters, qui donne sans doute beaucoup plus en version non bridée, mais qui garde un arrière goût de frustration en version française…

Je vais être franc, la Fazer 1000 d’antan était plus homogène, et si l’emballage était moins sexy, le ramage était autrement plus consistant… Sous sa belle robe, la princesse souffre finalement de sa bride pour charmer.

Reste à la FZ1 son look, et un prix tenu (neuf 11.000€, 11.500€ en version ABS -reconnaissable à son sabot-, et à partir de 4.000€ en occasion).

A noter en 2008 une version collector : Assetto Abarth, hyper équipée (suspensions ohlins, ligne akrapovic, brembo devant, jantes marchesini, etc)

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Fiche technique :

Le moteur
Type de moteur: 4 cylindres en ligne, quatre temps, double arbre à cames en tête
Cylindrée: 998 cm³
Alésage course: 77 x 53.6 mm
Compression: 11.5 : 1
Allumage: TCI (digital)
Alimentation: Injection électronique
Lubrification: Carter humide
Refroidissement: Liquide
Démarreur: Eléctrique
Puissance: 150 ch à 11000 tr/min
Couple: 107 Nm (10.9 mkg) à 8000 tr/min
La transmission
Transmission finale: Chaîne
Boîte de vitesses: 6 Rapports en prise constante
Embrayage: Multidisque à bain d’huile
Le cadre et les roues
Cadre: Aluminium, type « Diamont »
Suspensions avant: Fourche inversée – Débattement 130 mm
Suspensions arrière: Bras oscillant (Monocross) – Débattement 130 mm
Freins avant: Double disque, Ø 320 mm
Freins arrière: Simple disque, Ø 245 mm
Pneus avant: 120/70 ZR17M/C
Pneus arrière: 190/50 ZR17M/C
Les dimensions
Longueur: 2140 mm
Largeur: 770 mm
Hauteur de selle: 815 mm
Hauteur hors tout: 1060 mm
Empattement: 1460 mm
Garde au sol: 135 mm
Poids: 194 kg
Reservoir: 18 litres
Les performances
Rapport Poids/Puissance: 1.293 kg/ch
Rapport Puissance/Litre: 150.301 ch/litre