RE BORN de Virginie Staiano – 20 premiers chapitres offert

RE BORN de Virginie Staiano

Les 20 premiers chapitres offert suite à la Réédition de son roman

Suite à l’imminence de sa sortie, Virginie Staiano, offre la lecture du début de son roman. Nous vous avions présenté cet auteur précédemment lors de notre article Re Born Le Final.

Virginie est en cours de sa rédaction du Final de ce premier roman Re Born. Ce projet lui tient à coeur, et, vous pouvez également contribuer à l’édition future en cliquant sur ce lien. En attendant, nous vous livrons ci-dessous un extrait ainsi que le lien du livre en ligne et de ses 20 chapitres.

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Extrait – Les 20 premiers chapitres offert – RE BORN de Virginie Staiano

« A l’occasion de la réédition de mon roman RE BORN, je vous offre ici les 20 premiers chapitres… Il en restera en 49 à découvrir ! »

 

Chapitre 1

Elle restait là, mortifiée, assise sur sa chaise, au milieu des invités qui la regardaient l’air gêné… Disparaître, voilà ce qu’elle aurait voulu à l’instant. Disparaître et ne plus voir leurs regards concupiscents, plus durs encore, que les humiliations qu’il lui faisait subir.

Lui, avait carrément quitté la table, fuyant comme d’habitude et poussant le vice à la laisser se sortir toute seule d’une situation qu’il avait lui-même créée… Jusqu’à quand supporterait-elle ça, jusqu’à quand…

Sarah releva la tête puisque qu’elle n’avait d’autre choix. Retrouvant un semblant de contenance, elle s’excusa auprès de ses invités. Elle n’en voudrait à personne s’ils rentraient chez eux puisque la fête était gâchée…

Ils ne se le firent pas répéter deux fois, bien trop heureux de fuir ce silence de plomb.

Pour Sarah, leur départ inopiné n’avait finalement que peu importance. Ces gens n’étaient pas des amis, juste des relations professionnelles de Matthieu, que son esprit malade avait élevé au rang d’amis… Ils auraient de quoi cancaner allègrement lundi, à la pause, devant la machine à café.  Ils ne manqueraient pas de plaindre le pauvre Matthieu d’avoir pour compagne un mollusque sans aucune saveur…

Pas un n’exprima un geste de sympathie en quittant l’appartement. De toute façon, n’est-ce pas ce que je mérite ? Songea-t-elle en refermant la porte. Matthieu ne lui répétait-il pas à longueur de temps qu’elle était nulle, minable, qu’elle ne lui inspirait plus rien d’autre que du dégoût et de la pitié ?

Ravalant des larmes sèches, elle vida les assiettes auxquelles ils avaient à peine touché, débarrassa la table et mit l’appartement en ordre, à la manière d’un automate. Elle essuya, balaya, frotta les sols pour faire disparaître toutes traces de ce semblant de réjouissance, pour que cet instant s’efface, tout au moins en surface, mais également pour sauver les apparences, comme toujours…

Et puis faire le ménage l’empêchait de penser à lui, à eux, au passé, à celle qu’elle avait été, puis à ce qu’elle était devenue, prise dans le tourbillon d’une vie qui ne lui ressemblait pas.

Cet élan domestique une fois fini, elle se retrouva face à elle-même. Ce n’était pas un bon moment pour ça… D’habitude elle parait à l’ennui en regardant la télévision ou en essayant de s’évader avec ses amis d’internet, seuls passe-temps où elle trouvait encore un peu de réconfort.

Mais aujourd’hui, elle éprouvait le besoin impérieux de sortir prendre l’air. Elle voulait regarder le ciel pour tenter d’y trouver une réponse à ses tourments. S’il pouvait lui envoyer un signe, même un tout petit, juste de quoi l’empêcher de sombrer à tout jamais, de noyer sa propre personne, de se nier complètement.

Le visage éteint, elle enfila une veste, et  traîna à l’extérieur sa carcasse usée, et pourtant si jeune encore.

L’extérieur,  pensa-t-elle dans un sourire… La vie réelle. Elle aimait chaque fois redécouvrir ces vertiges de sensations que lui offrait la tangible réalité. L’espace de ces instants, elle se reconnectait pleinement avec la vie… Et comme c’était bon de sentir à nouveau le souffle du vent caressant sa peau, de respirer l’odeur de l’herbe mouillée, d’entendre le pépiement des oiseaux… Enfin venaient, l’agitation de la ville, les commerces, les passants,  le bruit des voitures, le bruit des motos…

S’il existait encore une chose qui la faisait vibrer, c’était ça : Le son familier d’une grosse cylindrée. Elle s’amusait parfois à les différencier. Une sportive, un trail, une routière… Elle avançait, son oreille expérimentée tendue vers ces mélodies mécaniques. Ne prêtant plus d’attention au monde environnant pendant quelques secondes, elle laissa son esprit dériver.

Une flopée d’images surgies du passé vint s’imposer à elle alors qu’elle se dirigeait vers le coin de sa rue,  lorsqu’elle heurta de plein fouet un homme qui justement se dirigeait, casque à la main, vers sa moto.

Le choc fut si brutal qu’elle se retrouva en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les fesses par terre, le contenu de son sac répandu sur le trottoir et….l’homme à moitié étendu sur elle.

je suis vraiment confuse dit-elle,  malgré une furieuse envie de rire.

C’est rien M’selle, répondit l’homme, le sourire en coin. Mais dites-moi, vous ne regardez jamais devant vous quand vous marchez ? Faut pas rêver comme ça, la tête dans les nuages… Ça aurait pu être pire, vous auriez pu tomber sur un vilain monsieur qui profiterait de la situation à se retrouver ainsi étalé de tout son long sur une jolie jeune femme !

la suite … http://welovewords.com/documents/re-born

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