REHM / Ladie’s Cup : 4e à Mugello et 2e à Misano

Il m’aura fallu quelques jours pour vous livrer mon compte rendu de mon séjour en Italie mais le voilà enfin mon compte rendu de mes 4 courses.

Aussi, après avoir vidanger ma belle et changer son filtre à huile ainsi que d’autres petits trucs de mécaniques ultra méga importants pour sa santé, je suis enfin libre de corps et d’esprit pour vous écrire mon compte rendu magique.

Car il faut savoir que ma semaine italienne ne fut pas de tout repos et que sans le « soutien motard » et leurs différentes mécaniques sur ma belle « amore mio » et bien, je ne pourrai vous écrire ce compte rendu à la fin heureuse.

Car ma semaine en Italie, aux côtés du REHM, fut tout simplement magique voire miraculeuse comme moi quelque part.

Certes, j’ai eu des merdes gravissimes, et de nombreux dégâts mécaniques dont le moteur mais grâce au REHM et à son équipe de Mugello et de Misano, à Pelo et aux Team Turi, j’ai pu disputer 4 courses. 2 à Mugello et 2 à Misano au sein de mon ancien championnat européen de vitesse amateur.

En fait, je suppose, que mon chagrin leur fut trop insupportable à voir les pauvres. Cela faisait plus de 20 ans que je n’avais pas pleuré de la sorte, devant des gens, sans arrêt et très intensément.

Du coup, ils se sont tous et toutes mis en 15 pour moi devant cette détresse de mon âme et de mon cœur. Et après de nombreux kilomètres, différents garages, différents mécaniciens entre Mugello et Misano, me voici engagée en course sur ma belle rouge de CBR 1000 RR.

Et non, vous lisez très bien, nous ne sommes pas dans un film mais dans ma vraie vie LOL. C’est un truc de fou vraiment. Je n’aurai jamais pensé être tant apprécié et avoir autant de soutien pour me voir sur la grille de départ.

D’ailleurs, je ne sais même pas par où commencer tellement mon histoire est improbable, énorme et miraculeuse. Et pour conclure en beauté, le Team Turi m’ont carrément amener faire la fête de la bière dans leur propre village.

Certes, j’étais épuisée par toutes ses mésaventures négatives puis positives, mes émotions, la mécanique, les surprises, les miracles, les kilomètres, etc, et aussi d’avoir dû arsouiller comme une malade sur ma belle, mais je tenais à y aller.

Car même si je suis très discrète sur mon état de convalescence, et seul(s) ceux et celles qu’ils m’ont lu comprendront sur le coup, est que mon corps, qu’on le veuille ou non, n’est pas encore au top. Il fatigue encore trop tôt, et très tôt ce con mais bon j’ai tenu mon max puis je suis allée dodo dans la voiture d’un pilote car je n’arrivais plus à rester réveillée 🙁 .

Bon enfin, hormis cela, je suis partie dernière en plus à Mugello suite à une erreur du commissaire. Du coup, j’ai du me sortir les « doigts du c. » et « ouvrir en grand » pour essayer de revenir avec ma mémoire immédiate qui se souviens très mal du tracé et ma vision en berne avec l’absence partielle de vision du côté droit, malgré mes multiples opérations des yeux.

Bref, je pars 44e et je fini tout de même 29e dans la course des mecs « Free Class B » puis idem dans la course féminine ou je finirai 4e. Là c’est vraiment dommage car j’avais réussi à me qualifier 4e. Aussi, j’aurai pu espérer finir 3e ou 2e voir 1e lol. Mais bon tant pis.

A Misano, je finirai 2e féminine en partant 7e. Cette course fut superbe, ça roulait fort grave pour une fois mais vraiment fort, j’ai pris mon pied. Et encore bravo la miss, 1*40, c’est énorme. Puis je serai 29e de la Freee Class B.

Ensuite, l’amour de ma vie commence à faire des siennes malheureusement. Elle a serré, ses freins sont morts, son démarreur aussi, la batterie déconne et j’en passe et des meilleurs.

Mais bon, lors de ma course folle lol, j’ai eu une chance énorme, c’est que Pelo m’a vu rouler et il m’a aidé gravissime comme il a direct capté que ma belle avait bobo.

En fait, il m’a expliqué que son moteur était « dur » et que l’électronique déconné ainsi que mon démarreur comme il m’a vu la pousser pour la faire démarrer pour la course 2.

En plus, il m’a clairement dit, et je le crois, vu le nombre de personnes me saluant en dehors du circuit, que j’étais une bonne pilote avant mon crash et qu’il se rappelais de moi parfaitement avec mes nombreuses victoires, mon titre amateur, celui de la FFM en Enduro, etc.

Il m’a remémoré de nombreuses choses à mon égard, et cela m’a touchée au plus profond vraiment.

Ensuite, l’histoire s’est écrite par elle même quelque part. Mon acharnement a la remettre sur roues et leurs soutiens de dingue à mon égard, on fait que j’ai aussi pu disputer Misano.

Après de nombreux kilomètres en Italie entre Mugello et Misano, il faut juste retenir que « amore mio » est vivante et elle est là près de moi.

Je suis allée dans la nuit la chercher à Fona. Puis au réveil, du jour de course, je l’ai vu au pied de mon trafic avec moi. Terrible bonheur en mon âme surtout qu’avec ma mémoire en berne, j’avais oublié qu’elle vivait de nouveau…

Merci la vie pour ma belle vraiment, merci aussi d’avoir été si prévenante avec moi malgré mon absence temporaire, je l’espère, des langues étrangères (italienne et anglaise), ma perte de mémoire, ma vision en berne grave, etc.

Mon dieu, il faut savoir que depuis mon Yaya, cela ne m’étais pas arrivé pour être franche. Du coup, j’en perd mon latin carrément. Mais bon Valentina, Matthias, LUKAS, et tous les autres furent formidables avec moi vraiment.

Sinon, il est clair qu’il m’aura aussi fallu beaucoup de courage pour remonter sur ma belle et réaliser cet exploit.

Certes, elle ne m’a pas tuée elle, mais pour moi c’était un exploit rempli de galères et de nombreux miracles au passage et je voulais le faire pour dire un immense MERCI au Team Turi de tout.

Enfin, cela vous le saviez déjà via les réseaux sociaux. Mais une chose est sûre c’est que je me suis surpassée vraiment tant au niveau chrono et avec mon corps pas encore au top sur ses performances physiques.

Toutefois, je l’ai fais, je suis trop heureuse et surtout que ma belle va bien désormais car sans elle je ne peux pas vivre, je ne sais pas faire en fait. Ok mon enduro est mort, ma Princesse de rallye-raid presque la pauvre mais ma CBR1000 non et non.

En tout cas, merci la vie d’avoir mis sur ma route de telles personnes passionnées et formidables. Les gestes des ces hommes et femmes furent magiques. J’en ai vraiment conscience et je n’oublierai jamais cet épisode de ma vie malgré ma perte de mémoire actuelle.

Et j’accepte aussi désormais ce surnom de « Miraculée » vu cet épisode de malade de ma vie.

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies (collecte, partage et utilisation des données) Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer