la FFMC s’oppose à un retour de l’État d’urgence

la FFMC s’oppose à un retour de l’État d’urgence

14 janvier 2019 Non Par Lydia Truglio Beaumont

Répression des manifestations, la FFMC sy ’oppose clairement. Car face à la crise des « gilets jaunes » et aux manifestations qui s’enchaînent depuis deux mois, le gouvernement envisage de renforcer la répression administrative et judiciaire.

En d’autres termes, la réponse apportée aux demandes populaires pour plus de démocratie et plus de justice sociale risque de se traduire par une nouvelle surenchère sécuritaire.

Les citoyens demandent d’abord d’être entendus et compris de ceux qui prétendent diriger notre pays.

En solidarité avec Amnesty international et la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération française des motards en colère dénonce cette dérive sécuritaire avec notamment la liberté de manifester.

 

La FFMC pense que « ce gouvernement ne comprend décidément rien à ce qui se passe dans les rues : les gens ne manifestent pas par plaisir, ils le font parce qu’ils réalisent que les ministres et le chef de l’État sont dans l’incapacité ou dans le déni pour entendre l’urgence sociale et la forte envie d’une démocratie plus respectueuse des citoyens !

La colère exprimée par les manifestations des « gilets jaunes » ne vient pas de la planète Mars : c’est juste le résultat de plusieurs décennies durant lesquelles les aspirations des citoyens n’ont pas été entendues. Année après année, les gens ont vu disparaître des emplois industriels, le commerce local, des services publics de proximité (hôpitaux, maternités, gendarmeries, tribunaux, réseaux ferrés…). Dans le même temps, tandis que le réseau routier public continue à se dégrader, les usagers de la route ont vu augmenter les tarifs de péages et du stationnement payant, les contrôles techniques ont été durcis, la surveillance numérique des usagers a été étendue à un niveau « orwellien » et la baisse de la vitesse sur le réseau secondaire a été imposée contre l’avis de la population et de nombreux parlementaires.

Et en ce qui nous concerne, en tant que Motards en colère, les motifs de fâcherie sont loin d’être réglés : la protection des motocyclistes ? Remplacée par l’agrandissement des plaques, le port obligatoire d’équipements, la menace d’un contrôle-technique pourtant inutile, de nouvelles normes d’homologation plus sévères… sans oublier les futures zones de restriction de circulation pour motif d’écologie (punitive) alors que le deux-roues motorisé est une alternative pour désengorger le trafic urbain. N’en jetez plus, mais si le président Macron veut des explications plus détaillées sur les raisons de la colère, nous avons encore pas mal de sujets en réserve !

La Fédération française des motards en colère dénonce ce coup de menton sécuritaire et elle appelle les usagers de la route à maintenir la mobilisation. »