Endurance TT : Lydia Truglio Beaumont 2e lors à Mazan

Finale Endurance TT : Lydia Truglio Beaumont, 2e à Mazan et 3e féminine de la ligue

Quelle finale et quel final !

En effet, grâce à ma 2e place à Mazan , je suis très heureuse de vous annoncer que je suis 3e féminine en championnat de ligue Endurance TT.

Pour être tout à fait honnête, lorsque je me suis inscrite en début de saison aux côtés du RS Team, j’étais à mille lieux d’imaginer cela en fin de saison. Je suis émue de ce premier résultat reconnu FFM.

Toutefois, ce n’est par pour autant que je m’estime à la hauteur. Je peux vous affirmer que la route est encore longue avant d’être « bonne » dans cette discipline. En effet, la boue et la terre, sont loin d’être un fleuve tranquille. Caroline, pour qui j’ai un profond respect, m’a montré la voie. C’est une pilote d’expérience, qui roule vraiment bien.

« Pire que la défaite, l’abandon »

Lors de ma publication Facebook hier, j’ai dévoilé le titre de mon compte rendu. Aussi aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi.

Aussitôt arrivée, aussitôt ennuyée. Et oui, du grand Lydia ! J’ai tellement bien nettoyé mon petit Trésor qu’au final je l’ai noyé !

Du coup, la moto ne voulait plus du tout accélérer ou marcher. Bien entourée comme toujours de mon Team, les copains s’affairent sur ma moto. Et en deux temps trois mouvements, ils trouvent les pannes. A savoir, une bougie morte et un carbu noyé. Ils procèdent aux réparations et m’offrent ainsi la chance de disputer la finale du championnat.

Moto prête, et soulagée, je pars faire les vérifications techniques et administratives. Jusqu’ici tout va bien… La moto « proute proute » un peu mais elle marche, c’est l’essentiel. Fin du premier épisode « problème mécanique ».

Le lendemain matin, tout le team est prêt à partir en tour de reconnaissance. Le speaker invite « 2H » à prendre la piste. C’est avec les mains tremblantes et la peur au ventre que je rentre sur le terrain.

La piste est dans un état pitoyable avec les pluies diluviennes tombées durant la nuit. Ce n’est pas de la boue mais de la gadoue argileuse qui colle aux motos. Impitoyable et cruelle, ce premier tour va faire de nombreux dégâts sur les motos et certains pilotes.

En effet, entre les abandons et tous les autres qui se battent avec leur moto pour la faire « avancer », on assiste à une hécatombe pure et dure.

Déterminée et motivée comme toujours, je ne veux pas abandonner ! Il en est hors de question. Je fini ce tour avec pertes et fracas. Je sors enfin de cet enfer et demande de l’aide aux copains.

Et oui, la boue s’est tellement infiltrée de partout dans la moto que cette dernière avait du mal à avancer. Aussi, comme une idiote de débutante, j’ai tiré dessus comme une folle pour finir.

A la sortie, le verdict tombe « j’ai fumé mon embrayage ». La « loose totale ». Les copains me rassurent et me disent de le laisser refroidir et qu’avec un peu de chance, il a juste pris un coup de chaud.

Une heure plus tard, deux potes du team essayent la moto. Ils me disent que ça va être dur mais que c’est faisable. Jérôme me règle la garde et m’explique comment le détendre durant la course si besoin.

Suite à ses petits tracas mécaniques, je suis effrayée à l’idée de prendre le départ. Et oui, mon manque d’expérience dans cette discipline fait que je me pose vraiment la question du départ.

Mon Président, les copains, et les copines, me rassurent et sont toujours là pour me réconforter.

Sur leurs paroles chaleureuses, je monte sur la moto et prends donc place sur la grille départ. Et quelle grille de départ, nous devons être au moins 300 motos. C’est impressionnant et limite effrayante.

Je regarde le nombre de pilotes que j’ai derrière moi et tremble de nouveau comme une feuille. Bon dieu mon embrayage, le démarrage au kick, etc. Comment vais-je m’en sortir !

Pas le temps de réfléchir plus, le coup de feu est tiré, je cours, kick et part comme une folle. Pour une fois, j’ai fait un bon départ ! Youpi !

C’est l’anarchie dès le premier virage avec cette boue hallucinante. Les pilotes se frayent un chemin comme ils peuvent. Et moi, je fais du mieux que je peux dans ces ornières géantes de boue avec mon embrayage fragile.

Durant trois tours, je vais vraiment galérer mais je vais m’éclater comme d’habitude. Je fais de la moto c’est l’essentiel. Aussi, avec la banane sous le casque, je m’essaie sur les ornières boueuses, et les montées de l’enfer. Je m’essaie également dans les descentes (ma faiblesse) en roue libre parfois à cause de mon embrayage toujours. Je freine de l’avant, de l’arrière et des deux. Je fais des tests pour voir quelle technique marche le mieux.

Au 4e tour, je fais l’arrêt obligatoire au stand. J’en profite pour boire un peu et demander à l’assistance de remettre un peu la moto en état. En fait, un pilote m’a violemment percuté et m’a fait valser dans le décor. La moto a pris pas mal au niveau du guidon et moi de la tête. Du coup, les manettes ne sont plus tout à fait au bon endroit pour piloter 😉

Mon Président est inquiet, il vérifie que ma tête va bien. Je le rassure et lui dit de nouveau « pire que la défaite, l’abandon » il comprend que je veux finir et me laisse repartir avec la consigne de rentrer si je me sens mal.

Et me voilà donc reparti sur la piste. Plus sereine désormais. Le guidon et les manettes sont à leur place, et j’arrive à mieux gérer mieux mon souci d’embrayage.

Quelques tous plus tard, sans aucun accroc, je vois le drapeau à damiers. Je suis soulagée et heureuse d’avoir fini. Je verse une petite larme secrètement dans mon casque et me dit « tu l’a fait, t’en a c. et oui tu l’as fait ».

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Je rentre au stand rejoindre notre team. On se félicite tous de cette saison de folie et des classements obtenus pour notre moto-club.

Tout le monde part, Jérôme et moi restons pour mon podium (2e féminine). Et là, cerise sur le gâteau, on voit les résultats et on comprend que je viens décrocher la 3e place du championnat !

 

Remerciements

Je tiens à remercier mon team RS Team 06 et tous les pilotes du moto-club mais aussi leur compagne respective et les enfants pour votre prévenance à mon égard. Merci d’avoir toujours été là pour moi. Merci pour votre aide à la mécanique avec ma moto vraiment capricieuse. Merci pour tous les copains.

Merci à Honda Motors Europe, à HRC, à Honda France et à M.Z., pour leur soutien inconditionnel à mon égard. Sans eux, ma participation au championnat n’aurait pas pu être possible. Merci de croire en moi et d’être là pour moi. Désormais, ma préparation à l’Africa Race est terminée. Je pars plus « armée » grâce à vous.

Un énorme merci à tous mes sponsors « Vitesse & Endurance » de m’avoir suivie dans cette discipline également. Merci d’avoir toujours répondu favorablement à toutes mes demandes (pièces, main d’œuvre, aide, etc.). Rendez-vous en 2018.

Enfin merci à Cédric Vil également d’avoir fait le déplacement pour venir me soutenir et m’encourager sur cette finale.

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