Exclu 2014 – Katy Calmon : interview poignante et touchante

EXCLU

Katy Calmon : interview poignante et touchante

Nous avons suivi une des nombreuses talentueuses pilotes moto durant toute la saison 2013. Pour débuter l’année, nous avons souhaité interviewer certaines pilotes et vous livrer leur témoignage, leur histoire afin que vous les connaissiez un peu mieux. Katy Calmon qui court au sein du championnat REHM depuis l’année 2012, nous a fait vibrer durant toute la saison 2013 (2012 le Mag’ n’existait pas encore). Vous avez pu suivre tous ses résultats en direct du magazine ainsi que tous ses comptes rendus de courses. La Faucheuse, de son pseudo, se livre pour le Mag’ à travers une interview touchante et poignante. Elle nous explique comment elle n’a cessé de progresser et d’évoluer durant chacune de ses courses tout au long de la saison.

Il faut savoir que Katy Calmon s’est emparée de la première place du podium féminin en fin de saison 2013 et de la troisième marche en 2012. La Faucheuse s’est battue, elle n’a rien lâché et a ainsi obtenu la victoire à quasiment toutes ses courses, tout en jonglant entre son R1 et son R6. Le podium, elle le connaît, elle l’adore et elle est toujours émue d’y monter.

Gazzz Katy et rendez-vous en 2014 !

katy calmon bilan 2013

Interview Katy Calmon

Mag’Motardes : Katy, j’ai rarement rencontré une fille comme toi sincèrement. Depuis le début, il est vrai que je suis toujours très touchée, j’aimerais, si tu es d’accord, que tu nous parles un peu plus de ta passion. Elle est dévorante, alors dis-nous en plus ?

Katy Calmon : Tout d’abord, merci pour cette interview Lydia, je suis vraiment touchée. J’ai toujours été une grande fan de MotoGP, le fait de voir ces courses de vitesse m’a toujours fait rêver, et quand j’étais jeune, je me disais « Un jour, je ferai comme eux ! ». J’ai commencée la piste en 2007 par un stage, je voulais voir si passer de la télévision au monde réel serait une révélation… ça a été le cas, un coup de foudre en fait ! Après mes moyens financiers ne m’ont pas permis de rouler beaucoup, j’ai donc fait quelques roulages par an, en économisant pour mon objectif ultime : faire de la compétition ! J’ai donc sauté le pas en 2012.

MM : Ta saison 2013 fut tout simplement magique, le Mag’ t’a suivie de près tout au long de l’année et force est de constater que tu as sacrément progressé, comment l’expliques-tu ? Si explication il y a bien sûr.

KC : C’est vrai que, quand je fais le bilan 2012 à 2013, je suis la première sur le cul ! Personnellement je ne l’explique pas, bien que je pense que le fait de faire un championnat comme REHM y est pour quelque chose. En plus de rouler énormément et d’en avoir pour son argent, le niveau est très, très haut, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, donc obligé de se sortir le plus possible les doigts (rire).

MM : Tu arsouillais sur la R6, pourquoi, en cours d’année tu as également pris la R1 ? Dans quel objectif ?

KC : En fait j’ai commencé la saison de compétition en 2012 avec la R1, lors de mon avant-dernière course de l’année 2012, j’ai eu une panne à Jerez en Espagne (annulant du coup ma course à Portimao au Portugal). La pompe à essence qui a lâché… Là je me suis dit :« Quitte à faire des bornes, si je n’ai qu’une moto, une panne = direction la maison. Dans le cas de Jerez, rouler 20 minutes et rentrer à la maison, c’est cher les 4000 km« … Donc j’ai pris la décision de prendre une seconde moto, j’ai hésité à prendre un second R1, mais j’ai débuté la piste en R6, alors pourquoi pas prendre une autre cylindrée. Et surtout, c’est un sacré challenge de jongler du R6 au R1 et du R1 au R6 tout au long de la saison voire sur le même week-end de course. Mais j’adore les challenges !

MM : Comment t’organises-tu sur tes courses, tu pars seule, avec Olivier…

KC : Je pars avec Olivier, mais en 2 ans de REHM, j’ai rencontré plein de monde d’origines différentes, c’est toujours un plaisir de les revoir à chaque course. Certains ne parlant pas du tout le français mais on arrive à se comprendre, c’est touchant de voir tant de nationalités dans un championnat, on peut dire que je connais beaucoup d’hymnes nationaux maintenant. Donc en général, on re-croise souvent les mêmes têtes, et c’est un plaisir de se retrouver dans le box REHM avec la bière à volonté chaque soir.

MM : Comment fais-tu, tu as progressé ainsi chaque année, suis-tu des cours particuliers, des stages de pilotage ?

KC : Depuis 2007, je n’ai plus refait de stages et je n’ai jamais pris de cours particulier. Mais à l’occasion, c’est toujours bon de reprendre des bases, j’en referais bien, surtout des cours privés, cela me branche bien !

MM : Katy, le REHM est le championnat que tu cours depuis plusieurs années maintenant, pourquoi as-tu orienté ton choix vers ce championnat ?

KC : Lors d’un roulage à Dijon en août 2011, j’ai fait la connaissance d’un pistard français très grand habitué de REHM, il m’a décrit un peu l’organisation, les courses… Je me suis dit : « Au vu de ce qu’il te dit, ça a l’air exceptionnel, et il faut essayer pour pouvoir se faire une opinion ». Je décide donc de m’inscrire à une dizaine de courses pour ma première saison de compétition. En un an, je me suis bien rendue compte que tout ce qu’il m’avait dit était fondé, mais il avait oublié de préciser que l’ambiance était aussi exceptionnelle que le reste. Du coup j’ai re-signée en 2013 et personnellement je ne m’en lasse pas !

MM : Quel est ton plus beau souvenir de course ? Et le pire ?

KC : Mon plus beau souvenir est le Red Bull Ring, car avoir fini première contre les favorites a été un moment magique. Mon pire… je n’en ai pas eu réellement encore, le plus « bizarre » aura été ma course à Portimao fin 2013. Je n’ai pas compris ce circuit, il m’a laissé une drôle d’impression que je n’arrive pas à définir encore. Mais bon, comme je suis têtue, je vais y retourner pour savoir le pourquoi du comment !

MM : Lorsque tu montes sur le podium, que ressens-tu ?

KC : Tout dépend de la marche sur laquelle je suis, quand je suis sur la plus haute marche du podium et que j’entends la Marseillaise, je suis fière de représenter cet hymne et mon pays. Mais bon, du moment où je suis sur le podium, même si c’est la seconde ou troisième place, j’ai le cœur qui bat au taquet !

MM : Quelle est la course où tu as pris le plus ton pied ?

KC : La course où j’ai pris le plus mon pied… Le Red Bull Ring en Autriche en août/septembre 2013, une sensation que je n’avais jamais ressentie auparavant… L’impression d’être possédée et spectatrice de mon pilotage, c’était magique ! Je n’ai plus eu cette sensation aux courses d’après, mais cette expérience reste gravée dans ma mémoire pour toujours.

MM : Enfin  » la Faucheuse  » peux-tu en dire plus sur ton choix de pseudo ?

KC : Au fil du temps, ce pseudo a été une évidence, c’est le personnage que j’ai le plus vu dans ma vie, qui m’a pris mes proches et toutes les personnes chères à mon cœur. Si je n’avais pas eu le passé que j’ai eu lié à la faucheuse, je n’aurais sûrement pas le caractère que j’ai actuellement, c’est le seul point positif que la mort m’a apporté et qui est devenu ma plus grande force.

MM : Quels sont tes projets 2014 ?

KC : Je vais faire quelques courses du championnat REHM, je vais sûrement faire 2 ou 3 courses d’un autre championnat de vitesse pour découvrir de nouveaux circuits (j’adore découvrir de nouveaux bitumes), faire des Endurances, une avec la talentueuse Lydia Truglio Beaumont, tu la connais je suppose (rire) et une Endurance dans un team 100 % féminin pour les 24 Heures de Barcelone (si mes chronos me le permettent).

MM : Quels sont tes partenaires, c’est l’occasion de les citer 🙂

KC : Je tenais à remercier du fond du cœur tous mes sponsors 2014 :

  • KO Racing Team
    Entreprises CALMON
    REHM Race Days
    Moto Etoile
    Elite Puissance
    Elite Final
    Elite Cadeaux
    Elite Référencements
    Communauté de l’élite
    CosmosBarre
    Pubomania
    LovelyPTC
    Le Royaume Du Tigre
    L’Empire Du Tigre
    Les bon plans d’Arnaud
    La porte vers la poésie
    Snapshot
    SpinningRace
    Bombasticks
    et bien sur Mag’ Motardes

Mais aussi tous les particuliers qui ont contribué grâce à leurs dons à financer eux aussi ma saison 2014 et ils sont nombreux…

MM : Aurais-tu quelque chose à rajouter pour conclure ?

KC : Oui, je voulais ajouter un petit message à toutes les personnes qui n’ont pas passé le cap de faire de la piste, qui ont peur, ou qui ne sont pas soutenues pour le faire. On n’a qu’une seule vie, plus ou moins courte, quand on a envie de faire quelque chose, en particulier la piste, on n’hésite pas : ON FONCE ! Si certains vous disent le contraire ou essayent de vous décourager (ça a été mon cas), alors foncez deux fois plus ! Et ne laissez personne vous dire que vous n’y arriverez pas, j’en suis la preuve vivante.

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