Dakar 2016 – 3 pays accueilleront le Dakar : Découvrez le Parcours et le Calendrier

Dakar 2016 – 3 pays accueilleront le Dakar : Découvrez le Parcours et le Calendrier

Avec des caractéristiques éprouvées, mais selon un calendrier et un agencement remaniés, le Pérou, la Bolivie et l’Argentine accueilleront le Dakar 2016 pour un défi marqué par les contrastes. Ces trois pays qui s’installent comme des fidèles du rallye proposeront trois séquences clairement identifiées en termes de difficulté.

parcours dakar 2016

Voir la carte en grand format (PDF, 8.8 Mo) – Source Dakar.com

Pour beaucoup, la découverte du Pérou avait tourné à la révélation lors des éditions 2012 et 2013. Les longs cordons de dunes du désert d’Ica, dans la région de Pisco, ont rappelé aux pilotes de l’époque africaine du rallye le désert du Sahara. C’est dire à quel point l’entrée en matière du Dakar 2016 s’annonce relevée. Dès les premières étapes, les experts du franchissement passeront à l’action, avec des possibilités de creuser des écarts importants. Les moins aguerris seront confrontés à une série d’exercices de tout premier niveau. Dans la descente du littoral péruvien, il sera plus utile de maîtriser les sessions de surf sur sable que sur les fameux spots du Pacifique.

Il ne s’agit plus d’une incursion, mais bien d’un séjour bolivien. Pour accéder aux altiplanos, il faudra dans un premier temps monter une marche de quelques milliers de mètres ! Naturellement, cette deuxième séquence se jouera dans des conditions atmosphériques et météorologiques totalement différentes, que les concurrents ont déjà expérimentées ces dernières années. La nécessité d’adapter son pilotage au terrain se double d’une prise en compte minutieuse des nouvelles données techniques et physiques. La traversée de la Bolivie, c’est de la haute voltige.

La partie argentine du parcours révèle toujours des surprises. Le choc thermique contribue à la rudesse des étapes sur lesquelles se jouent les titres à attribuer, où les illusions se perdent. Au-delà de la longueur des tracés journaliers, il faut aussi jongler avec l’alternance entre des pistes étroites et rapides, puis des secteurs plus sablonneux. Atteindre Rosario sera un gage de solidité et de régularité décerné à tous ceux qui défileront sur le podium. Il sera alors temps de savourer l’ambiance des paisibles berges du Rio Paraná.

Pérou

Épicentre du pouvoir et de l’expansion coloniale espagnole au XVIe siècle, le Pérou est resté malgré la séparation avec la Bolivie (anciennement appelée le Haut-Pérou) le 3e plus vaste pays du continent sud-américain. La rareté et la faiblesse des précipitations ont entretenu des zones totalement désertiques, dans le prolongement de l’Atacama Chilien, que le Dakar a déjà commencé à explorer en 2012 et 2013.

Lors de la première arrivée du Dakar au Pérou, seuls les plus valeureux des pilotes du cru ont connu la fierté de monter sur le podium de Lima. Et l’année suivante, c’est une petite consécration qu’a connue le pays en voyant l’un de ses pilotes, Ignacio Flores, s’imposer en quad dans la première étape à Pisco. Pour son retour sur la carte du Dakar, le pays tablera sur une délégation encore plus étoffée, et affûtée sur le Desafio Inca.

Dans les 4 étapes programmées au Pérou, le menu a toutes les chances de séduire les plus exigeants, comme l’a rappelé la Ministre du commerce extérieur et du tourisme Magali Silva, également soucieuse de la protection des territoires : « Je suis ravi de savoir que nos préoccupations se rejoignent avec les organisateurs du Dakar, les priorités étant la sécurité des pilotes, des spectateurs et de notre patrimoine archéologique et culturel. Dès aujourd’hui, nous sommes prêts à travailler pour faire de l’édition 2016 un immense succès ».

3/01 : Lima-Pisco
4/01 : Pisco-Nazca
5/01 : Nazca-Arequipa
6/01 : Arequipa-Lac Titicaca

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Bolivie

parcours-bolivieEntourée de géants, la Bolivie s’est fait une place à part dans l’histoire de l’Amérique du Sud. Le continent a été dans son ensemble marqué par l’action du premier président du pays, Simon Bolivar, qui fut l’opposant le plus actif dans la lutte contre la couronne d’Espagne. Le Libertador a ainsi participé de façon décisive à l’émancipation de la Colombie, de l’Equateur, de Panama, du Pérou et du Venezuela, défendant aussi le projet d’une confédération politique regroupant l’ensemble des pays d’Amérique latine.

En plus de ses visiteurs habituels, la Bolivie a reçu pour la première fois en 2014 les concurrents du Dakar pour une incursion qui a permis aux motards de découvrir le somptueux Salar d’Uyuni, plus vaste désert de sel du monde. En 2015, les équipages autos ont eux aussi goûté l’accueil unique que sont capables de réserver les Boliviens au rallye. Cette fois-ci, c’est une traversée du pays qui sera entreprise, avec des bivouacs réunis au complet.

Après deux éditions qui ont permis successivement aux motos et quads, puis aux autos de découvrir Uyuni et son salar, ce sera en janvier prochain le rallye au complet qui s’élèvera pour un véritable séjour dans les altiplanos boliviens. Pour le Président Morales, le Dakar représente aussi une occasion de transmettre des valeurs d’hospitalité : « Nous avons appris en très peu de temps à recevoir nos visiteurs, car le peuple bolivien admire et reconnait le courage des pilotes. Dans ce rallye, s’expriment des qualités d’amitié et de générosité. C’est une forme d’intégration et d’échange pour notre peuple ». Inégalable micro en mains, Morales cèdera la responsabilité de représenter le pays à un ambassadeur capable de s’exprimer à deux roues pendant le rallye. « Chavo » Salvatierra était en tout cas présent pour rassurer ses supporters : « Je suis remis de ma blessure du dernier Dakar, et déjà ravi de savoir que nous allons rouler trois jours dans le pays ».

7/01 : Lac Titicaca-Oruro
8/01 : Oruro-Uyuni

Argentine

parcours-argentina-02Avec près de 3 500 km de distance entre la frontière bolivienne et les extrémités de la Terre de Feu, l’Argentine a la carrure d’un État-continent. Son étendue donne plusieurs visages au pays. Et si les contrastes sont nombreux en matière de paysages, la passion pour les sports mécaniques est en revanche uniformément répartie sur le territoire. De Buenos Aires, où les concurrents ont goûté à leurs premiers bains de foule, à San Miguel de Tucuman ou Salta, en passant par Mar del Plata, dont les plages étaient désertées par les vacanciers qui voulaient rencontrer les pilotes du Dakar en 2012, l’engouement populaire a été constant.

Les Argentins ont connu de grands moments de joie avec les pilotes qui les ont représentés sur le rallye. Depuis 2009, c’est surtout la saga Patronelli qui a alimenté la chronique avec quatre trophées conquis en quad par Marcos et Alejandro entre 2010 et 2013. Mais les couleurs albiceleste sont défendues valeureusement dans la catégorie reine par Orlando Terranova, qui a justifié son statut de prétendant au podium en finissant à deux reprises à la 5e position du classement général final. En janvier dernier, bien qu’étant à distance au général (18e), « Orly » s’est adjugé 4 étapes sur le rallye.

Comme le triptyque annoncé pour le rallye, la série de présentations s’est achevée en Argentine, qui cultive une relation unique avec le Dakar et ses concurrents. Parmi les pilotes présents à Puerto Salguero, sur les bords du Rio Plata, Javier PIzzolito ou Lucas Bonetto ont appris en avant-première que dans les sept étapes argentines dessinées pour 2016, ils retrouveront les dunes de Fiambala, entres autres réjouissances. Etienne Lavigne a enfin tenu à rappeler« la qualité des liens qui unissent le Dakar et l’Argentine, qui sera maintenant le seul pays à avoir accueilli toutes les éditions organisées en Amérique du Sud. Ce pays, et en premier lieu le Ministre du Tourisme Enrique Meyer, nous a aidés à faire rebondir l’épreuve dans une période de transition délicate, et montre depuis une fidélité à laquelle nous sommes particulièrement attachés ».

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Un peu de culture

La capitale du Pérou et son agglomération comptent plus de 10 millions d’habitants, un chiffre qui la classe au 5e rang des villes d’Amérique latine. Fondée en 1535, elle se distingue surtout par la conservation d’édifices anciens dans le coeur historique, classé depuis 1991 au patrimoine mondial par l’UNESCO. Les courants architecturaux qui ont marqué la construction et le développement de la ville vont du baroque colonial de la Cathédrale, au style créole qui caractérise le Palais Torre-Tagle, actuel siège du ministère des affaires étrangères, en passant par le néo-classique d’inspiration française, reconnaissable sur le Théâtre Municipal ou la place Saint-Martin. Dans la Cité des Rois, les pilotes et équipages qui ont achevé le Dakar 2012 ont connu un dernier éblouissement en pénétrant sur la Plaza de Armas, où ils ont été célébrés lors d’une grandiose cérémonie de podium. Un million de spectateurs avaient afflué vers le coeur de la capitale pour applaudir les grands rouleurs du désert. Les aficionados se sont rendus aussi massivement sur le front de mer de Magdalena pour les « vérifs » en 2013 et au podium départ de Chorillos. Ils ont un nouveau rendez-vous à honorer le 3 janvier prochain.

Au pied de la Cordillère des Andes, Salta a longtemps prospéré en tant que noeud d’échanges commerciaux. La ville a également joué un rôle important dans la lutte pour l’indépendance menée par le général Belgrano. À l’heure actuelle, elle est surtout devenue un centre touristique majeur pour tous les aventuriers en partance pour les sommets. Les voyageurs profi tent également de la majesté de la cathédrale de Salta, qui fait partie des incontournables édifi ces religieux du pays. Pour les concurrents du Dakar, qui ne seront encore qu’à mi-chemin de leur périple en arrivant à Salta, il pourrait également être utile de prévoir un détour par la cathédrale pour y formuler quelques prières…

Les rayures bleues et blanches fièrement portées par les sélections de football ou de basket qui ont conquis le monde entier en remportant la coupe du monde ou les Jeux Olympiques, ont commencé par s’imposer à Rosario. En pleine guerre d’indépendance, en 1812 précisément, c’est là que le général Manuel Belgrano a dessiné et hissé pour la première fois le drapeau argentin, reprenant les couleurs de la cocarde utilisée par les révolutionnaires qu’il menait. Depuis, la ville qui borde le Rio Parana sur sa rive droite a largement prospéré, bénéficiant d’une situation géographique favorable, à égale distance de Buenos Aires et Cordoba, les deux métropoles qui la devancent dans le classement par habitants. Rosario a surtout gagné les coeurs d’Argentine et d’ailleurs grâce à quelques-uns de ses enfants. Le plus illustre d’entre eux reste Ernesto Guevara qui, bien avant de devenir le « Che », a vu le jour à Rosario. Bien plus tard, c’est aussi là que Lionel Messi avait tapé ses premiers ballons, notamment sous les couleurs du Newell’s Old Boys, un club pour lequel Diego Maradona avait également joué une poignée de matchs. L’accueil des pilotes et équipages du Dakar pendant les tout premiers jours de l’année 2014 a ensuite fait entrer la ville dans la riche histoire nationale des sports mécaniques. Cette fois-ci, elle sera l’objectif à atteindre par tous les pilotes et équipages.

Calendrier

9/01 : Uyuni-Salta
10/01 : journée de repos à Salta
11/01 : Salta-Belen
12/01 : Belen-Belen
13/01 : Belen-La Rioja
14/01 : La Rioja-San Juan
15/01 : San Juan-Villa Carlos Paz
16/01 : Villa Carlos Paz-Rosario

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