Aprilia 1000 Falco          L’arme discrète

Aprilia 1000 Falco L’arme discrète

25 février 2013 Non Par Chris

Aprilia 1000 Falco

aprilia falco magmotardes 2

Apparue en 2000, l’Aprilia Falco est un des 5 piliers de la première famille articulée autour du Bicylindre V60 Aprilia de 1000 cc.

RSV = sportive, apparue en 1998

Falco = semi sportive à demi carénage, apparue en 1999
Futura : Sport GT, apparue en 2001
Caponord = gros trail, apparue en 2001

Tuono = roadster très affuté, apparue en 2003

Ce moteur 1000 en V à 60° (souvenez vous) est une réussite qui a largement permis à Aprilia de sortir de son marasme financier et de bâtir sa réputation de motos de caractère.

Décliné de la super sportive RSV pour s’adapter à la Falco, il perd une poignée de chevaux (10 en fait, pour passer à 118 ch) , mais gagne un couple placé plus bas dans les tours et plus de confort d’utilisation au quotidien.

On sent d’ailleurs nettement les efforts effectués par la marque pour rendre la Falco plus abordable. Position moins extrême, même si toujours avec des guidons bracelets, selle plus moelleuse, jambes assez repliées mais c’est pour la bonne cause (on en reparlera plus tard).

ergo aprilia

Pour comparer à sa concurrente directe, la Honda VTR essayée ici, la position est un poil plus sportive, mais demeure vivable.

Et pour ceux qui n’aiment pas les bracelets (les bijoux c’est surfait !), l’existence de la Tuono dans la gamme fait qu’on trouve en pièces détachées des tés de fourche + guidon droit tous prêts et pas trop compliqués à installer !

Une fois installé(e), c’est le tableau de bord type Airbus, ultra complet, qui étonne… Même si le summum est sur la grande soeur Futura 1000, là déjà on n’a pas de quoi se plaindre, toujours comparée à a VTR, plus sommaire de présentation.

Aprilia FALCO

 

Une fois démarrée, le gros twin libère une mélodie sèche, assez rapide, pressée de prendre la route… alors allons-y.

Les évolutions à basse vitesse sont handicapées par deux points noirs : un rayon de braquage très moyen et surtout un embrayage raide. Les mous de l’avant bras gauche vont souffrir. La raison de cette dureté est simple : Aprilia a doté cette machine d’un dispositif anti-dribble qui permet de rétrograder à haut régime en évitant de bloquer la roue. C’est génial en conduite sportive, mais à basse vitesse on le paye…

Par contre dès que l’horizon se dégage… quelle machine !

Le chassis, moins tranchant que la RSV, reste ultra précis, et suit vos ordres au pied de la lettre, sans hésitation. Bosses, fripures, freinages sur l’angle (frein avant surtout, l’arrière est moins convaincant), vous pouvez y aller, c’est sain, et elle en redemande. Le train avant est de grande qualité, et l’arrière motrice sans problème.

Aprilia FALCO

Le coeur : les grandes courbes où l’ensemble est impérial et rassurant.

Le moteur n’est pas en reste, il tracte dès les plus bas régimes, et se renforce nettement à 7000 tr/m dans un rale jouissif… car oui, autant être franc, le gros bi Aprilia n’aime pas le bridage (mais alors pas du tout), qui cause un gros creux à mi régime et ne permet pas de bénéficier de toute sa bonne volonté.
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Sans tomber dans les excès de gourmandise de la VTR, la consommation est variable. Si elle sait se stabiliser à 6 litres aux 100 en roulant tout doux sur les départementales (et dans ce cas le gros réservoir de 21 litres permet des étapes de 280 kms sans se poser de questions), elle devient goulue quand on tire dedans et les  litres aux 100 kms ne sont pas illusoires…
Autres bons points : l’assurance qui ne la classe pas comme sportive (alors qu’on peut l’emmener sur piste sans retenue, merci les repose pieds haut placés !), le coffre sous la selle passager très logeable, et une fiabilité globale très bonne (des Aprilia 1000 de plus de 100.000 kms, çà se trouve facilement).
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A vérifier en priorité : la bonne tenue du circuit électrique. Batterie bien chargée obligatoire en permanence (sinon la roue libre de démarreur y passe, et çà coute) et traquer les fils dénudés ou pincés.
Dernier atout, et non des moindres, des 5 modèles d’Aprilia 1000, la Falco est celle qui affiche les plus bas prix en occasion. A 3000 EUR le choix est déjà large…
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Alors la question se posera Honda 1000 VTR vs Aprilia Falco… pour la VTR, plus de facilité et de gros couple dès 3000 tr/m, pour la Falco, plus de sport et meilleure finition… à vous de juger !
Pour les amateurs, à noter qu’Aprilia a commercialisé une version spéciale « Falco Fighter », avec grand guidon, et un habillage plus léger mais … chromé. Faut l’assumer on dira !
Aprilia FALCO FIGHTER

 

Fiche technique :

Le moteur
Type de moteur: Bi-cylindre en V à 60 °, 4 temps
Nombre de soupapes: 8 soupape(s)
Cylindrée: 998 cm³
Alésage course: 97 x 67,5 mm
Compression: 10.8:1
Allumage: Electronique
Lubrification: Carter sec
Refroidissement: Liquide
Démarreur: Electrique
Puissance: 118 ch à 9250 tr/min
Couple: 96 Nm (9.8 mkg) à 7000 tr/min
La transmission
Transmission finale: Chaine
Boîte de vitesses: Manuelle 6 vitesses
Le cadre et les roues
Cadre: Double poutre en alliage alu-magnésium
Suspensions avant: Fourche téléhydraulique inversée Ø nc, déb. 120 mm
Suspensions arrière: Monoamortisseur , dèb 130 mm
Freins avant: 2 disques Ø 320 mm , étriers 4 pistons
Freins arrière: 1 disque Ø 220 mm, étrier 2 pistons
Pneus avant: 120/70 – 17
Pneus arrière: 180/55 – 17
Les dimensions
Poids: 219 kg
Reservoir: 21 litres
Les performances
Vitesse maximale: 250 km/h
Rapport Poids/Puissance: 1.856 kg/ch
Rapport Puissance/Litre: 118.236 ch/litre
Consommation mixte: 5.6 litres au 100