Africa Twin DCT 2017 : entre douceur et rage, une moto qui vous fait de l’œil

Africa Twin DCT 2017 : entre douceur et rage, une moto qui vous fait de l’œil

Aujourd’hui, j’étais invité par Honda Motosport Mauguio (34) pour un essai de l’Africa Twin DCT. Comprenez par-là, boîte automatique.

Ce concept breveté par Honda en 2010 (plus de 100 brevets déposés pour le faire fonctionner) laisse le choix au conducteur de soit passer les vitesses par un jeu de palettes au guidon, + -,  soit de laisser faire un microprocesseur qui évalue le comportement de la moto et de son conducteur en permanence. Sur le papier, le double embrayage qui gère la 1ère, 3ème et 5ème vitesse pour le premier, et la 2ème, 4ème et 6ème pour le deuxième, promet un passage des rapports sans à-coups.

Trois modes s’offrent pour le choix de la boîte. Un mode libre sur lequel le conducteur sélectionne lorsqu’il le veut le passage des rapports grâce aux palettes, un mode D, mode semi-automatique pour un roulage cool, et un mode S pour une moto plus rageuse. Ce dernier mode se divisant lui-même en 3 sous modes qui permettent de monter dans le caractère sportif de la boîte.

Tous ces modes sont sélectionnables en roulant par l’action d’une simple gâchette D S N situé sur le commodo droit.

Après ce cour intensif donné par le vendeur, me voilà prêt en enfourcher la selle, réglée sur position basse. Le moteur démarre dans un beau vrombissement et me voilà parti. La selle est ferme mais confortable et la position sur la moto est agréable. Je fais les premiers kilomètres en mode D et déjà la boîte me surprend par la douceur du passage des rapports. Ça coule tranquillement et je me fais rapidement à l’absence du levier d’embrayage et du sélecteur de vitesse.

La moto réagit au doigt et à l’œil et du haut de ses 96cv et 98Nm de couple à 6000 tr/min.

Me voici sur les petites routes entre Sommières et Montpellier. L’Africa colle à la route et est très agréable à conduire. Coupleuse et rageuse, la douceur de la boîte laisse oublier qu’en dessous de nous le calculateur passe tous les rapports pour nous.

Le tableau de bord est simple et très complet. On retrouve sur la partie du haut la vitesse et les tours/minute, ainsi que la jauge d’essence. Sur la partie basse, toutes les informations s’affichent clairement : rapport engagé, mode de la boîte, du traction control, de l’ABS, température extérieure, température moteur, ordinateur de bord, tout y est. A droite et à gauche, on retrouve les différents voyants.

J’enchaîne les kilomètres (je suis parti pour un essai d’environ une bonne heure) et peu de défauts viennent me déranger. Seul le levier de frein dur et le fait que l’arrière ma chaussure droite vienne toucher la protection du pot (chose qui pourrait être gênante pour des grands pieds) me sautent aux yeux. Des détails finalement, d’autant plus que la petite bulle me protège très bien du vent du haut de mon mètre soixante.

Le réservoir de presque 19 litres est très fin et on peut serrer la moto avec ses jambes sans fatigue lorsqu’on est assis.

La grande roue de 21 pouces à l’avant permet de franchir sans encombre les différentes surprises de la route, et la moto est très facile à maitriser.

Coté freinage, le double disque à l’avant équipé de deux étriers 4 pistons Nissin et le simple disque arrière (2 pistons) sont de bonne facture et permettent un freinage plutôt correct, et les 242 kilos de la machine (version DCT avec ABS, comptez 208 kilos pour la version simple) sont stoppés plus que facilement. Le poids de la machine ne se fait d’ailleurs pas ressentir.

Les suspensions entièrement réglables sont hyper efficaces et le confort est total.

Lors de cet essai, je me suis permis d’aller faire un petit tour dans les chemins, malgré la monte de pneu route. Debout sur la machine, le guidon tombe très bien sous les mains et les cales pieds d’origine sont assez larges. Il faudra néanmoins penser à les changer si on compte en faire une vraie baroudeuse tous chemins. La garde au sol de 250mm est amplement suffisante, et le moteur tracte énormément et se joue facilement des différentes difficultés du terrain, même si mon essai s’est arrêté à un chemin facile à cause des pneus.

Du côté de la partie cycle on retrouve un cadre double berceau acier plutôt bien conçu et qui se laisse mener, tant sur route que sur chemin, très docilement, sans mettre en défaut le pilote.

Sous la selle peu de place… mais la présence d’un câble acier pour accrocher les casques est très appréciables. On accède aussi très facilement à la batterie et aux fusibles.

En conclusion, je peux dire que cette moto fut une réelle découverte, pleine de bonnes surprise. Nul doute qu’à son guidon on peut partir en vadrouille longuement sans jamais se lasser. Son look incroyable n’est pas sans rappeler l’ancienne Africa Twin et ses différents coloris ne laisseront pas de marbre.

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